mardi 3 février 2026

CHEVAL


Repéré en bibliothèque, c'est un peu tout qui m'a irrésistiblement attirée : la couverture, qui semblait gentiment se jouer de nous avec son dessin enfantin, le titre, comme sorti de nulle part, sans lien apparent avec l'illustration, le tout aux éditions Do dont le catalogue m'avait déjà intriguée au cours de mes dérives bloguesques. L'occasion idéale de les découvrir enfin !

Un coup d'oeil à la quatrième de couv et j'étais ferrée :
" "J'avais acheté cette maison car elle n'était pas chère, pas chère du tout, et je l'avais achetée malgré l'aspect inquiétant qu'elle aurait pu offrir aux passants, s'il y en avait eu, mais il n'y en avait pas."

Cheval, ça se passe à la lisière d'une ville. Il y a une maison, qui n'a pas la forme exacte d'une maison. Le jour, on va travailler.

Julie BOUDILLON

 

samedi 31 janvier 2026

NI VU, NI LU


Mon dernier billet d'une lecture de 2025 ! Petit moment de satisfaction personnelle.:)

"Comme son titre l'indique, [cette BD] propose de découvrir les livres et les films [et séries ou émissions TV...] marquants de notre culture à travers de courtes chroniques, d'autant plus pertinentes que le narrateur n'a ni vu ni lu les films et les livres en question."

L'idée est amusante, surtout que je visualisais bien en effet ces gens qui émettent des avis sur un film ou un titre sans l'avoir ni vu, ni lu (d'où le titre 😉). D'ailleurs, je me demande si je n'en fais pas partie, pour certains films ou livres au sujet desquels j'ai de forts préjugés que je ne saurai jamais démentir puisqu'il est entendu que je ne lirai ou verrai jamais ces oeuvres.😅

Jean-Christophe MAZURIE

 

mardi 27 janvier 2026

LES DOIGTS ROUGES


traduit du japonais par Sophie Refle

C'est, si je ne me trompe, la première enquête de l'inspecteur Kaga que j'ai eu le plaisir de découvrir dans Le Nouveau et de retrouver dans Les Sept Divinités du bonheur de Keigo Higashino, un de mes auteurs japonais chouchous. Enfin, plus qu'un auteur chouchou, c'est un auteur doudou. Le lire est, pour moi, aussi confortable qu'enfiler des chaussons et la garantie d'un moment de lecture plaisir à essayer de démêler les noeuds de quelque mystère dans une intrigue plus subtile qu'il n'y paraît au premier abord.

Le roman s'ouvre sur un drame familial, une affaire tragique et sordide. Dès les premiers chapitres, on connaît le coupable. Un adolescent à problèmes un peu trop couvé par sa mère qui fera tout pour couvrir son crime, le meurtre d'une petite fille (ce n'est quand même pas rien, d'autant plus qu'il pourrait y avoir derrière des pulsions inavouables).

samedi 24 janvier 2026

MOI, CE QUE J'AIME, C'EST LES MONSTRES - LIVRE DEUXIÈME

 
( MY FAVORITE THING IS MONSTERS - VOLUME 2 )

traduit de l'anglais par Jean-Charles Khalifa

Au premier volume, je n'ai été que louanges et stupéfaction devant autant de talents graphique et narratif. L'autrice, Emil Ferris, nous avait offert là un véritable OGNI (Ouvrage Graphique Non Identifié^^), une expérience de lecture puissante et perturbante qui m'avait émerveillée et foutu des claques à chaque page. J'avais été marquée à vie par la précision et l'esthétisme des dessins, quasi tous réalisés au stylo-bille !! Au stylo-bille !!! Il me tardait de lire la suite, occasion qui ne m'a été donné que près de cinq ans plus tard.

Au tome 1, on découvrait Karen Reyes, une petite fille de 10 ans à l'imagination foisonnante, dont on suit l'histoire à Chicago dans les années 60.

mardi 20 janvier 2026

SEA OF TRANQUILITY


LA MER DE LA TRANQUILLITÉ )

Quand j'ai été particulièrement soufflée par la qualité d'un roman ou que j'ai eu une révélation auteur, j'ai deux comportements possibles : soit je me rue sur tous ses autres livres, soit j'ai tellement peur d'être déçue que je tarde à y revenir.
Pour Emily St. John Mandel, c'était le deuxième cas. J'avais adoré Station Eleven, mais je n'arrivais pas à me résoudre à lire ses autres romans. Ce n'est que neuf ans plus tard que l'envie de renouer avec elle s'est faite ressentir assez vivement et j'ai jeté mon dévolu sur La Mer de la Tranquillité. Je me demande d'ailleurs si le déclencheur n'était pas opportuniste, du genre, tiens, une lecture maritime potentielle ? Bon, j'avais bien compris que le titre était lié à la lune, mais les marées, tout ça, tout était possible.^^